vendredi 9 avril 2010

Un roman à dévorer

Très Cher Papa Noël,

J'espère que tu vas bien depuis que nous nous sommes croisés fin décembre et que, comme convenu, tu es parti en vacances au soleil, loin des rennes et des lutins farceurs?

Ne t'inquiètes pas, cette lettre à ton intention n'est pas une commande avant l'heure, décembre est encore loin malheureusement! (quoique, en décembre je prends également une année supplémentaire et, comme je me rapproche dangereusement de la trentaine, je ne suis pas forcément pressée!).

Non, je t'écris pour te remercier pour l'un de tes présents de 2009: Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. En plus je me suis dit que c'était sympa aussi de prendre de tes nouvelles en période calme pour toi!

Un grand merci donc pour cette lecture fort agréable, originale, drôle et attachante (même si la fin est un peu attendue, on en souhaiterait une autre pour rien au monde!). 

D'habitude je fuis à grandes enjambées les "livres du moment", ceux dont on parle partout (d'ailleurs, je t'épargnerais un énième résumé de l'histoire, que tu as déjà du lire à maintes reprises), que tout le monde lit....

Mais là, grâce à toi, je ne suis pas passé à côté de ce livre, qui mérite pleinement son succès! Je ne sais pas si tu l'as lu, mais, on le dévore littéralement (et pas seulement parce qu'il y a patates dans le titre!). 

Merci donc, Papa Noël, pour cet excellent choix. N'hésites pas à l'apporter l'an prochain à ceux qui ne l'ont pas encore!

Profite bien de ces quelques mois de répit avant le rush de décembre. Je t'attends le 25, mais je ne sais pas encore où. Je te tiendrai au courant dans le courant du mois de novembre.

Bisous

Bookine 

ps: Est-ce que cette petite lettre avant l'heure me fait gagner des points pour les cadeaux? Non! J'aurais au moins essayé!





mardi 6 avril 2010

L'obsession Vinci de Sophie Chauveau

Ne sachant pas par quel livre (re)commencer mes chroniques, j'ai laissé le choix à mon amoureux, qui a jeté son dévolu sur L'obsession Vinci. "Comme ça je pourrais avoir un résumé" qu'il me dit tout fier ;) (bisous chéri)



J'avais choisi de lire ce livre lorsque nous préparions notre petite escapade en amoureux à Amboise...pour me mettre dans l'ambiance Léonard de Vinci! L'objectif a été en quelques sorte rempli, puisque les indications données au Clos Lucé, dernière demeure du Grand Maître, ont confirmé les informations de cette biographie romancée. Il est toujours difficile dans les romans historiques de démêler la part de fiction des faits avérés. Dans celui-ci, il semblerait que les informations fournies soient dans l'ensemble correctes (mais comme j'ai un gros défaut, j'ai quand même acheté une vraie biographie de Léonard de Vinci! juste au cas où).

L'obsession Vinci est le troisième tome d'une trilogie intitulée "Le siècle de Florence", qui comprend: La passion Lippi et le rêve Botticelli. Il n'est pas forcément indispensable d'avoir lu les autres tomes pour lire Vinci (en tout cas ce ne fut pas mon cas), même s'il est fort possible que je serais rentrée plus facilement dans l'histoire si j'avais, comme d'autres, dévoré les deux précédents (hein Manoune?!).

En effet, même si j'ai lu ce livre avec plaisir, j'ai été quelques peu gênée (voire décontenancée) par des passages parfois très crus (non, en fait, un peu trop de ces passages en fait!). Et oui, le grand Léonard que nous découvrons est bien loin du gentil petit vieillard dont nous pouvons avoir la perception à première vue. Il nous est dépeint comme un fêtard aux moeurs légères, très très légères! Avide d'orgies entre jeunes hommes, voire de très très jeunes hommes. Le mythe Vinci en prend un sacré coup! Mais, je n'en dirais pas beaucoup plus, je vous laisse une part de surprise!

On suit la carrière de Léonard, depuis ses début dans sa chère ville de Florence, jusqu'à sa rencontre avec François 1er et son installation en France. On découvre les rivalités et les amitiés qu'il liait avec les autres peintres de son époque, que le Pape n'a pas voulu de lui pour décorer la Sixtine (tant pis pour lui) et qu'il avait une fâcheuse habitude de ne jamais terminer les travaux commandés. C'est vivant, bien illustré et nous en apprend beaucoup sur l'un des plus grand artiste de tout les temps! 

Je recommande bien volontiers la lecture de ce succès de Sophie Chauveau et songe également à lire, finalement, les deux premiers tomes de cette trilogie. (et bien oui, mieux vaut tard que jamais)

Voilà mon chéri, il est à ta disposition dans la bibliothèque (quand tu auras fini Les Mémoires de Jean Monnet, évidemment!) 

et pour ceux que ça intéresse, quelques photos d'Amboise !

Léonard de Vinci (Château d'Amboise)



 Le Clos Lucé

 L'hélicoptère inventé par Vinci (ou alors un énorme tire-bouchon?)

lundi 5 avril 2010

Un mois c'est tout

Un mois...c'est le temps qu'a duré mon "absence"! C'est ENORME! Oui, je sais et pourtant le temps a filé vite, vite... (Dali avait raison!)

Un nouvel ordi, l'achat des sims 3 (et donc il a bien fallu jouer !), une escapade en amoureux à Amboise, des semaines qui défilent et la fatigue qui s'accumule depuis des mois...Bref, une grosse fatigue et un peu (beaucoup) de flemme! 

Ajoutez à cela, un livre dont la lecture n'avance pas (Europa de Romain Gary)...et oui, cher(s) lecteur(s) (m'en reste-t-il?), je n'arrivais même plus à lire!!! Il fallait réagir de toute urgence...

Et hop! Une p'tite semaine en amoureux, totalement à l'improviste, sous le soleil de Tunisie avec comme seul objectif le repos absolu. C'est réussi, je suis reposée, un peu bronzée et de nouveau capable de lire! Ouf, je suis sauvée!

Il ne me reste plus qu'à rattraper mon retard sur mes billets... 7 livres à chroniquer en tout...Je tente même de terminer la lecture d'Europa, histoire de voir si je n'accroche vraiment pas ou si c'est ma fatigue qui faussait mon jugement (à l'occasion AF, ton avis sur ce livre m'intéresse).


Pendant ce mois de mars, j'ai quand même cédé à la tentation et me suis inscrite au Challenge "Bienvenue en Inde" de Soukee et Hilde   



J'ai également craqué et suis sensée être inscrite au Challenge J'aime les Classiques de Marie-L   Je dis sensée, parce que pour le moment, je ne lui ai transmis aucun billet!! (Cf. plus haut!). Mais, je compte bien me rattraper! 


Je profite également de ce billet pour remercier les livraddictien(ne)s pour leur soutien et leur recommandations de lectures de vacances ;)




Allez, assez traîné, au boulot!

lundi 1 mars 2010

Saga de Tonino Benacquista (Blogoclub)

La légèreté et l'humour, tel était le thème du Blogoclub de ce mois de mars. Deux titres étaient exceptionnellement proposés aux participants: Maudit Karma de David Safier et Saga de Tonino Benacquista.

J'ai choisi de lire Saga, pour plusieurs raisons : mon porte-monnaie (Maudit Karma n'existe pas encore en poche et n'est pas dans ma bibliothèque municipale). Mais aussi parce que j'avais repéré Saga dans la bibliothèque d'une amie (chez qui j'ai posé du papier peint?! Peut-être se reconnaîtra-t-elle?). Bref, le choix fut simple.

Saga est le nom d'une série française de 80 épisodes (pas un de plus!) commandé par une grande chaîne pour remplir son quota de création tricolore. Le directeur de la chaîne doit en effet compenser l'achat d'un nouveau soap américain "qui va faire fureur".

Pas question de trop investir dans un navet que personne ne regardera, puisque diffusé entre 4 et 5h du matin! Il embauche alors 4 scénaristes sans avenir: Marco, Louis, Jérôme et Mathilde. Ils ont carte blanche, l'important c'est de dépenser le moins possible!

Tous les quatre ont une personnalité propre, chacun se complète pour former un quatuor détonnant: Mathilde a écrit nombre de romans à l'eau de rose, Jérôme est le roi de l'action et des effets spéciaux, Louis a travaillé avec le Maître du cinéma italien et Marco est prêt à tout pour rentrer dans le métier. L'alchimie va très vite prendre entre eux. Ils profitent de leur liberté de parole pour proposer des dialogues aux "phrases nus", empreints de sincérité, quitte à bousculer les tabous. Saga va rencontrer un succès inattendu de tous (nos quatre compères en sont les premiers surpris), être diffusé en prime-time et suivi par des millions de téléspectateurs passionnés!

On suit avec plaisir les aventures de nos quatre scénaristes, on s'attache à eux et on a forcément un regard bienveillant sur leur travail.

Au-delà de la simple histoire d'un feuilleton télévisé, c'est une chronique de nos habitudes télévisuelles que nous dépeint Tonino Benacquista. En effet, l'engouement pour cette Saga est telle que les dialogues de la série font l'objet de débats en conseil des Ministres! Le public, de plus en plus accro, va devenir totalement fou après la diffusion du 80ème épisode! (mais, je ne peux vous dire exactement pourquoi, sinon, plus aucune surprise!). Bref, l'auteur nous convie à une lecture satirique autour de notre Cher petit écran. Ce livre est plaisant, mais est beaucoup moins "léger" qu'il n'y paraît. A découvrir donc.

Et pour lire les billets des autres participants, rendez-vous sur le site de Sylire:


dimanche 28 février 2010

Ravaillac, l'assassin d'Henri IV par Jean-François Bège

Et voilà le deuxième partenariat de Mediatexte! Ravaillac a été lu dans le cadre de l'opération Masse critique et je remercie Les Editions Sud Ouest et le site Babelio.com qui m'ont permis cette lecture.
Ancienne "apprentie historienne", comprenez ancienne étudiante en histoire, j'ai été ravie d'être sélectionnée pour un titre me permettant de renouer avec cette passion, sur ma période préférée qui plus est!

Savez-vous que cette année nous fêterons un bien sinistre anniversaire ? Les 400 ans de l'assassinat d'Henri IV.

Cet évènement marqua sans conteste un tournant dans l'histoire de notre pays. Ce roi, à la fois légitime et contesté (huguenot, puis catholique, puis de nouveau huguenot, renégat, etc...bref, c'est compliqué!). Celui qui a reconquis le Royaume de France, ville par ville. Ce grand Roi*, qui n'a pas hésité à se rendre lui même au Parlement de Paris (à cheval) pour faire ratifier le Traité de Nantes (1598), qui mit fin à presque 30 ans de guerres de religions. (* ça se ressent que c'est mon roi préféré?)

Après de multiples tentatives déjouées, Henri IV a finalement été assassiné le 14 mai 1610, le lendemain du couronnement officiel de la reine Marie de Médicis, par un fanatique catholique: Ravaillac. Le régicide agissait-il pour son propre compte ou obéissait-il à de puissants commanditaires? Le procès conclut à l'acte d'un "fou de Dieu" isolé, Ravaillac fut écartelé en Place de Grève (actuelle Place de l'Hôtel de Ville à Paris). Pourtant, 400 ans après ce parricide, le mystère reste quasi entier.

Je vais être assez sévère avec ce livre, car je n'ai pas du tout été conquise, j'ai même, je dois le reconnaître été très très déçue (et le mot est faible). Pardon!

La quatrième de couverture nous annonce une "démarche originale" de l'auteur, qui " a choisi de recenser les principales [thèses] et de les confronter au jugement contemporain"! Et voilà bien le cœur du problème!

On se rend effectivement compte que l'auteur s'est documenté. J'ai noté dans la bibliographie les spécialistes les plus érudits sur le sujet. Mais, loin de retranscrire les "thèses" de ces experts modernistes, l'auteur ne fait que les survoler rapidement, sans lien et sans aucune explication, au point de passer à côté de ces dites thèses. Les théories sont confusément exposées et, de manière générale l'organisation du texte est brouillon.
Exemple: Au sein du chapitre 2, on nous parle de Charlotte de Montmorrency, maîtresse d'Henri IV, puis de la guerre possible en Europe à cause de cette liaison (jusque là, c'est logique) et d'un coup, sans transition aucune, hop, on passe à l'enfance de Ravaillac (???) et à sa mystérieuse personnalité dont finalement on ne sait rien! Voilà, l'ensemble du livre se compose de cette manière, passant d'un sujet à l'autre, sans logique apparente (exposé chronologique? Non. Thématique? Non plus.).

J'ai également été gênée dans ma lecture par une utilisation inappropriée d'encarts. En effet, ces encarts sont habituellement utilisés pour apporter un complément d'information au texte auquel ils sont rattachés. Et bien, dans cet ouvrage, c'est tout l'inverse.

Reprenons notre chapitre 2 par exemple: "Charlotte de Montmorrency + guerre en Europe + enfance de Ravaillac". Ce chapitre se termine par un encart dédié au don du cœur d'Henri IV à la Société de Jésus de La Flèche (Sarthe) et un second sur une commémoration qui eue lieu en 1953.... Ces anecdotes, loin de manquer d'intérêt, auraient plutôt leur place dans des annexes à la fin de l'ouvrage. Avec quelques éléments iconographiques (reproductions, portraits, etc) qui font cruellement défaut.

Revenons au "cœur" du problème de cet ouvrage, en l'occurrence, le fameux "jugement contemporain"! Un historien n'est pas là pour apporter un jugement à quoi que ce soit. Il est là pour éclairer ses contemporains sur des faits passés. Le "regard" contemporain n'est justement pas censé fausser les évènements qui se sont déroulés ou les théories associées. Et c'est bien toute la difficulté du travail de l'historien: analyser, comprendre, mais sans juger! Et même si l'auteur de Ravaillac n'est pas historien, j'ai été gênée par certains de ses propos, tel: "On ne sera jamais en reste d'une bizarrerie dans cette histoire de fous se déroulant à une époque de dingues" (p43).
De la même manière, j'ai trouvé le chapitre 9 "Ravaillac et autres assassins" consacré aux plus célèbres assassins politiques, totalement inutile. Ce chapitre est censé nous démontrer l'existence d'un "syndrome Ravaillac"! ? C'est le chapitre le plus long du livre et il ne parle réellement ni de Ravaillac ni d'Henri IV! Mais de Lee Harvey Oswald, de Charlotte Corday, etc...

En conclusion, je dirai que j'ai eu l'impression de lire un mauvais roman "historico-policier Pierre Bellemaresque", loin, bien loin de mes attentes.

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