dimanche 29 août 2010

Spellman & Associés, Lisa Lutz

Mon défi perso de lutte contre ma Pile à Bloguer (PAB) se poursuit, grâce à vous et à vos votes. Une fois encore merci !
Cette fois-ci les scrutins étaient ultra serrés et Spellman et Associés n’a remporté que d’une toute petite voix.


Retard accumulé de livres à chroniquer, j’ai lu ce livre durant mes vacances au mois d’avril (oui, je sais nous sommes fin août). Ce préambule pour vous expliquer les raisons d’un avis qui sera probablement l’un des plus courts jamais mis en ligne sur ce blog…mais pas seulement.

L’histoire est certes drôle ; une famille de détectives privés dont l’occupation principale est de suivre à la trace tous les prétendants de la narratrice, la fille aînée Izzy. Qui propos, situation embarrassantes, cachoteries et mensonges font le charme de cette famille. Enfin, c’est charmant parce que nous sommes les lecteurs, évidemment, si nous étions à la place d’Izzy ce serait une toute autre histoire ! 

C’était drôle, mais pas hilarant comme annoncé. J’ai été un peu déçue par rapport à la promesse de Lauren Weisberger, l’auteur du Diable s’habille en Prada, affichée sur la couverture « le livre le plus drôle que j’aie lu depuis des années » ! Mouais.

LA piscine (snif!)
C’est une lecture idéale pour les vacances, légère et agréable, un livre qui se lit tout seul. Mais finalement, aujourd’hui je crois garder plus de souvenirs de la piscine au bord de laquelle j’ai eu le plaisir de le lire que du livre lui-même. Il existe une suite, « Les Spellman se déchaînent » que je lirai avec plaisir, à l’occasion.

mercredi 18 août 2010

"Qui doit quitter ma PAB?" et oui, il en reste plein

Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui ont voté pour la première session. Ma PAB est toujours là, à me narguer...mais, non, je l'aurais un jour, c'est promis!

Comme ça m'a bien amusé, je vous propose de réitérer le petit jeu chaque semaine environ...jusqu'à ce que nous ayons eu raison de cette sacrée PAB.

Les lauréats de cette semaine sont (roulement de tambours):


La grande entourloupe, Roald Dahl


résumé éditeur: L'auteur de "Bizarre ! Bizarre !" et de "Kiss Kiss" confirme ici qu'il est un des maîtres de l'humour et du baroque.

Ses quatre récits sont pétris de sarcasmes et de fantaisie, délibérément invraisemblables, menés à un rythme endiablé, bâtis sur des intrigues coupées de rebondissements et de coups de théâtre. Leur thème commun est une réflexion sur la chair, l'instinct sexuel et le plaisir, qui les transforme en petites fables cruelles, empreintes d'une morale qui raille la fatuité de l'éternel masculin.



Spellman & associés, Lisa Lutz

Résumé éditeur: Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la Côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car pour ces détectives-nés, rien n'est plus excitant que d'espionner, filer, faire chanter... les autres Spellman de préférence. Mélange détonant d'humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n'êtes pas près d'oublier les Spellman !


L'assassinat d'Henri IV, Jean-Christian Petitfils

Résumé éditeur: Le 14 mai 1610, vers quatre heures de l'après-midi, le carrosse découvert, où Henri IV a pris place avec ses principaux gentilshommes, quitte le Louvre et roule dans Paris qui s'apprête à fêter la reine Marie de Médicis, couronnée la veille. Il est arrêté rue de la Ferronnerie par un embarras de charrettes. Aussitôt un étrange rôdeur, habillé à la flamande et armé d'un couteau, saute sur la roue du véhicule et poignarde mortellement le roi. L'homme immédiatement appréhendé - un nommé Ravaillac, d'Angoulême - déclare, même sous la torture, qu'il a agi sans complice, uniquement pour punir le monarque de vouloir faire la guerre aux puissances catholiques et au pape. Qui est-il ? Un fanatique un déséquilibré, un " fou de Dieu " ou un fou tout court ? Cet halluciné a-t-il été manipulé par de puissants ennemis du roi, français ou étrangers ? Y a-t-il eu d'autres tueurs ? Reprenant l'ensemble du dossier, Jean-Christian Petitfils propose une piste nouvelle, étayée par un faisceau d'indices troublants. Son livre, véritable enquête policière, est une contribution majeure à la compréhension de l'une des grandes énigmes de l'histoire de France, dont les conséquences politiques et religieuses ont été considérables.

Une vie, Simone Veil

Résumé éditeur: Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.


oui, pour la lecture, je suis très pour l'éclectisme! (lol, désolée, j'ai été marquée par les inconnus! lol)
A vos clics dans le widget à gauche tous jusqu'au 25 août!

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Voici le premier grand gagnant du concours « qui doit quitter ma PAB ? » avec 42% des suffrages exprimés et, je commencerai ce billet par vous remercier pour vos votes et vous féliciter pour vote choix.


Ce livre est resté un long moment dans ma PAL, quelle erreur ! Peut-être est-ce à force d’en lire des billets enchanteurs sur la blogosphère ou encore de le voir cité parmi les 139 incontournables de Livraddict ? bref, je l’ai emporté en vacances avec moi et il m’a fait passer un agréable moment.

L’histoire se déroule en Alabama dans les années 30. Nous suivons avec plaisir Scout, une petite fille un peu garçon manquée, et son frère Jem à travers leurs jeux et leur apprentissage de la vie. Tous deux sont orphelins et leur père Atticus, avocat respecté, les élève avec l’aide de leur nounou de couleur selon des principes libertaires et d’avant-garde qui choquent certains notables. Une chose surtout occupe les enfants, les habitants de la maison voisine et en particulier Boo Radley, qui n’est pas sorti de chez lui depuis des décennies. Quel secret cela cache-t-il ? Mais l’imaginaire des enfants va devoir laisser place à une véritable épreuve le jour où leur père se voit confier la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche. Les enfants devront alors se poser mille questions, mais surtout faire face aux multiples embuches que leurs réservent les gens de la ville.

Ce livre est admirablement bien écrit. A travers le témoignage de Scout, nous prenons conscience des enjeux de cette période à l’échelle d’une relative paisible ville de province du sud des Etats-Unis. Grande dépression, « valeurs sudistes » qui m’ont fait penser à Autant en emporte le vent, en particulier la ségrégation raciale, autant de thèmes délicats qui avec les mots d’une enfant sont rendu simples. Sa naïveté mais surtout sa maladresse, nous font quelques fois sourire. Alors qu’à d’autres moments sa lucidité et sa franchise nous font bien réfléchir. On comprend surtout, ou plutôt on espère, que cet épisode est un moment charnière de la vie de ce village. Les mentalités changent, ou en tout cas sont tentées de changer, pour qu’un nouveau monde prenne enfin forme.

J’ai adoré, un coup de cœur que je vous souhaite vivement de découvrir un jour.

2/5

lundi 16 août 2010

Qui doit quitter ma PAB? c'est vous qui décidez!

Ceux qui viennent me lire régulièrement ou avec qui j'échange souvent sur Livraddict savent que je suis submergée par ce que j'ai fini par appelé ma PAB (pile à blogguer)! Cette pile monstreuse atteint aujourd'hui le seuil critique de 16 livres, certains que j'ai lu au mois de janvier...c'est dire si l'heure est grave!

Dire aussi que le situation ne peut plus durer. Non pas que je berce l'illusion d'atteindre une PAB à 0, ne chroniquant souvent que le week-end, mais au moins atteindre un chiffre correct! Le pire étant que du coup je ne sais jamais quel livre chroniquer. C'est le symptôme du "j'ai plus rien à me mettre" alors qu'on a une armoire pleine à craquer rapporté aux livres! ce syndrôme est d'ailleurs extrapolable aux PAL "je ne sais pas quoi lire, y'a rien qui me fait envie" dit souvent la Bookine devant son étagère PAL de plus de 20 livres! pas vous?

Pour sortir enfin de cette situation, j'ai décidé d'en faire un petit jeu entre vous et moi, ou plutôt un sondage, à la manière de celui de Cécile Qde9 pour lequel je vote à chaque session. 

Je choisirai régulièrement 4 livres au hasard dans ma PAB et vous voterez pour celui que vous souhaitez voir chroniqué en priorité...les votes se passent dans le widget situé juste à côté, à droite ;)

Pour cette première session, voici les finalistes piochés au hasard dans les différentes sous-catégories de ma PAB (adoré, aimé, aimé sans plus, pas aimé) et pas forcément proposés dans cet ordre:

Harper Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Résumé éditeur: Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.



Georges Perec, La Disparition
résumé éditeur: "Il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça." "Ça", comprenez ce "rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal". Il fallait substituer, combiner sans trêve et sans faillir, sans céder à la ronde tentation d'utiliser... la lettre "e" ! "Mais pourquoi donc ?", s'exclament les sceptiques et les désabusés. Et Perec de citer un obscur Ramun Quayno : "L'on n'inscrit pas pour assombrir la population." "Qui frappe-t-on d'omission ?", demandent les offusqués et les inquisiteurs ? Le motif du tapis, le cinquième volume d'une collection d'in-folios, Anton Voyl lui-même, le protagoniste, tout, tout doit disparaître sous la plume-baguette de Perec ! Voilà qui suscite auprès dudit M. Voyl quelques suées kafkaïennes, des hallucinations rocambolesques et une imagination pour le moins aventurière...

Patrick Rambaud, Chroniques du règne de Nicolas 1er
résumé éditeur: « Même parvenu, Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Qui l’a vu fixe et arrêté ? Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait des épaules avec une façon personnelle de se dévisser le cou, remuant par courtes saccades comme s’il était engoncé dans un costume que lui taillait pourtant à sa mesure un artiste italien de renom. (…) Quand il parlait en public, plusieurs fois dans une même journée, il se rengorgeait ainsi qu’un pigeon et se livrait à de curieuses contorsions pour animer ses dires… » P.R. Amusé, atterré, ébloui, agacé par la passion, l’amour et l’attention que suscite notre nouveau président – notre nouvel empereur, devrait-on dire –, Patrick Rambaud s’est lancé dans une chronique un peu particulière : conter, au jour le jour, l’éclosion de ce nouveau monarque, se fondant sur des faits vrais, mais dans l’esprit, avec la drôlerie et la cruauté de Saint-Simon… Dans cette chronique irrévérencieuse, on croise ainsi un souverain trépidant, une impératrice pincée qui règne sur son empereur, un dauphin de dix ans, des ministres empoudrés et fébriles, un duc de Bordeaux tragique, des barons à genoux… Rien n’échappe à la plume de notre chroniqueur, ni le short, ni le renouveau de la lampe Empire, ni les flagorneries des princes, ni les courbettes des petits marquis… ni, enfin, la folie amoureuse d’autres chroniqueurs et portraitistes un peu moins agacés.

Manuel VAsquez Montalban, Ou césar ou rien
résumé éditeur: Le messager que reçoit Nicolas Machiavel une nuit, alors qu'il dispute avec hargne une partie de carte, est au bout de l'épuisement. La nouvelle qu'il apporte à l'auguste stratège, d'une importance capitale, semble pourtant avoir mérité la fatigue et les épreuves qui se lisent sur son visage : César Borgia est mort. Avec l'évocation du célèbre personnage se déroule bientôt l'histoire, grandiose et tragique, d'une famille qui lutte pour le pouvoir. Une lutte, qui en servant les intérêts des individus, tente de soutenir l'Europe dans son combat contre les forces de l'obscurantisme...

Les votes sont ouverts jusqu'à mercredi 18 août à 12h00, pour me laisser le temps d'écrire le billet avant de reprendre le travail jeudi! A vos clics

Le joueur d’échecs Stefan Zweig

A force de voir fleurir des avis de lectures élogieux sur les livres écrits par Stefan Zweig, ma curiosité a été sacrément piquée et je ne pouvais résister plus longtemps à la curiosité de découvrir enfin cet auteur par moi-même. Méritait-il ces éloges au point qu’un challenge « Ich liebe Zweig » a été crée ?

Oui, un grand oui, un immense oui ! Ein gross « ja naturlich » !

La lecture du joueur d’échec fut un réel plaisir. Pourtant, le thème m’inquiétait un peu. Je ne sais pas du tout jouer aux échecs et j’avais peur d’être assommée par des termes techniques de parties sans fin. Il n’en est rien, loin de là. La nouvelle s’attache à nous décrire la psychologie des personnages. L’écriture est simple, limpide et, malgré certains passages graves, la lecture est fluide et enjouée.

Encore une fois c’est un vrai casse-tête de rédiger un avis de lecture sans trop en dévoiler (d’autant que la quatrième de couverture le fait déjà bien assez !). Je dirais que ce qui a fait la magie de ce livre pour moi fut de découvrir qui était vraiment le joueur d’échecs , son histoire, sa « folie » du jeu. J’ai été très émue de découvrir son passé et j’avoue que je n’avais pas conscience que l’horreur nazie avait pu revêtir cette forme...chut, je n’en dirais pas plus, la nouvelle est courte et j’aurais vraiment l’impression de dévoiler à ceux qui ne l’ont pas encore lu ce qui en a fait la surprise pour moi.

Grâce à ce livre, je comprends maintenant l’engouement pour cet auteur que je relirai avec grand plaisir pour poursuivre la découverte.

A noter que ce livre est noté est le 137° livre incontournable des livraddictiens...et donc mon premier billet pour le challenge organisé par lebonsai (yes!) et même, mieux vaut tard que jamais pour celui de Marie L J'aime les classiques

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